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La pilule du lendemain est-elle dangereuse pour l’organisme ? (Contraception : Questions / Réponses 52)
Article du 19 septembre 2005

Les sujets abordés cette semaine :
- La pilule du lendemain est-elle dangereuse pour l’organisme ?
- Cérazette : ne pas arrêter !!!
- DIU au cuivre et contractions utérines
- Varices et pilule (Mercilon)
- Conception
- Grossesse et Mirena
- Pilule et Ogast
- DIU introuvable


- La pilule du lendemain est-elle dangereuse pour l’organisme ?

J’ai lu sur un site internet : "une seule pilule du lendemain contient autant d’hormones que 10 pilules contraceptives".
Je souhaiterais savoir si cela est vrai et si en fait c’était mauvais pour l’organisme.
C.

En fait, la pilule du lendemain la plus sûre et la plus utilisée (Norlevo) contient 750µg de lévonorgestrel, un progestatif, soit l’équivalent de 25 comprimés de Microval (un peu moins d’une boîte). Ca paraît beaucoup, comme ça, mais vous relativiserez les choses quand vous saurez que les femmes enceintes sont "inondées" de quantités de progestatifs plusieurs dizaines de fois supérieures, et cela, pendant... 9 mois.

Il existe certes une autre "pilule du lendemain", Tétragynon, qui contient, elle, l’équivalent de 4 comprimés de "Stédiril", la pilule estro-progestative de référence jusque dans les années 90. Elle contenait un estrogène (l’éthynil-estradiol), responsable de tous les effets graves (formation de caillots dans les veines), surtout à fortes doses.

On ne devrait plus utiliser de Tétragynon aujourd’hui.

En mettant au point une contraception d’urgence contenant seulement un progestatif, on a éliminé tous les effets secondaires graves. L’importance de la dose est destinée à bloquer l’ovulation dans les jours qui suivent le rapport sexuel non protégé, afin que ce rapport sexuel ne soit pas fécondant.

Les seuls effets secondaires du Norlevo sont des nausées, un gonflement des seins, des maux de tête, passagers et sans gravité. Aucun effet secondaire grave n’a été enregistré, comme il est d’ailleurs habituel avec les progestatifs.

La sécurité d’emploi et l’absence d’effet secondaire grave (pas un seul décès n’a été enregistré, à ma connaissance, sur les dizaines de millions de boites de Norlevo vendues dans le monde) sont telles que l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) a inscrit le Norlevo dans la liste des médicaments essentiels, qui devraient exister dans les pharmacies de tous les pays, y compris dans les zones les plus défavorisées, où les dépenses de médicaments doivent rester très prudentes.

C’est aussi en raison de cette sécurité d’emploi que le Norlevo est depuis plusieurs années en vente libre (sans ordonnance) en pharmacie pour les femmes adultes et délivré gratuitement aux femmes mineures. L’opposition à la contraception est si forte dans notre pays que tout effet secondaire nocif aurait été brandi pour empêcher cette commercialisation.

A mon humble avis, c’est un des médicaments les plus importants de ces vingt dernières années, par l’économie de souffrance qu’il procure en évitant une IVG à des milliers de femmes, et ceci sans danger.

Vous pouvez donc utiliser le Norlevo en toute sécurité.



- Cérazette : ne pas arrêter !!!

Je prends Cérazette depuis un mois. A la fin de ma plaquette, j’ai arrêté pour attendre mes règles mais depuis 2 semaines, rien et j’ai des douleurs au bas ventre. Ai-je bien pris ma plaquette, comment recommencer la suivante ?
B.

Ah, alors là on ne vous a pas bien expliqué : Cérazette se prend en permanence (365 jours par an, sans interruption), et il arrive parfois que les utilisatrices n’aient pas de règles. Il ne faut surtout pas l’arrêter 7 jours comme une pilule combinée. Dès que vous terminez une plaquette, il faut commencer la suivante !!!
Reprenez la dès que possible, et utilisez des précautions supplémentaires (préservatifs) pendant les 7 premiers jours. Car actuellement, vous n’êtes plus protégée.



- DIU au cuivre et contractions utérines

Je vous avais contacté il y a quelque mois pour vous faire par de mes mésaventures contraceptives et je vous réécris aujourd’hui parce que j’ai de petites inquiétudes concernant mon DIU et je n’ai pas réussi à trouver les réponses à mes questions ailleurs.
De plus, bien qu’ayant confiance en mon médecin, j’ai déjà remarqué qu’elle n’était pas toujours au fait des dernières nouvelles (par exemple si elle m’a posé un DIU sans aucun problème malgré mon absence d’enfant, elle m’a assuré que je ne devais pas prendre d’anti-inflammatoires... mais passons).

J’ai mon DIU depuis 3 ans et demi, c’est un Multiload Cu 375 qui est contrôlé tous les 6 mois. Seulement, il y a deux ans j’ai été mise sous Androcur par une endocrinologue pour des problèmes de chute de cheveux qui se sont avérés de l’avis d’un professeur de dermato ne pas être une alopécie androgénogénétique (je n’ai pas d’anomalies hormonales, je suis réglée comme une montre suisse etc...). J’ai pris son traitement un mois et je l’ai arrêté parce que je saignais tout le temps et que j’avais des contractions à me rouler par terre (parfois littéralement). En plus à l’époque je ne savais pas que j’aurai pu prendre des antidouleurs un peu plus efficaces que le paracétamol.

Le souci, c’est que ces épisodes contractiles ont déplacé mon DIU qui est remonté. Ma généraliste m’a donc fait faire une échographie qui a confirmé que le DIU était toujours là, un peu plus profond mais ni dangereux, ni inefficace (les fils ne sont plus apparents, j’appréhende un peu le jour ou il faudra l’enlever, mais on verra bien).

Ce qui m’inquiète et qui motive ma lettre (désolée pour la longueur de l’introduction mais je me suis dit que ça pouvait avoir une importance), c’est qu’il m’arrive depuis le début de ma vie sexuelle (et donc bien avant d’avoir un DIU) d’avoir après des rapports en toute fin de cycle des épisodes de contractions utérines très violents qui durent en général quelques minutes, sont très douloureux mais assez bénins.

Le seul problème c’est que ces derniers temps j’ai eu des épisodes de ce genre, toujours en fin de cycle mais parfois sans rien pour les déclencher, ils sont de plus en plus long (jusqu’à une heure) et vont même jusqu’à me déclencher des malaises vagaux qui sans aller jusqu’au vomissement ou à l’évanouissement me laissent pliée en deux de douleur (pourtant je vous assure je ne pense
pas être une petite nature) groggy, nauséeuse, quasi inconsciente, couverte de sueur et pas franchement bien en point.

Et ça commence à m’inquiéter, j’ai peur que ça ne finisse par déplacer suffisamment mon stérilet pour qu’il perde en efficacité (si c’est le cuivre qui agit, comment le fait que le stérilet bouge peut-il le faire perdre en efficacité, je vous avoue que je ne comprends pas bien, est ce un a priori de mon médecin ?)

Et sans craindre une perforation je vous avoue que ce n’est pas très agréable, assez imprévisible (jusqu’à présent heureusement c’est toujours arrivé chez moi, mais je redoute de me retrouver roulée en boule une heure sur le sol des toilettes à mon travail) et je ne sais pas quoi faire contre, le temps d’action des antidouleurs fait qu’ils sont d’une aide toute relative...

On m’a signalé à plusieurs reprises que j’avais une hyperactivité vagale apparemment surtout associée à mon col utérin, est ce que c’est ça la source ?
Est ce qu’il faut juste que je prenne mon mal en patience ? Il est vrai que j’ai énormément souffert pendant mes règles les premières années (au point de ne pas dormir une semaine par mois).
Et surtout est ce que ça rend mon DIU potentiellement dangereux ou inefficace ?

Ayant déjà vécu une IVG, je ne tiens pas trop à repasser par là, d’autant plus que mon compagnon actuel, bien qu’étant un athée partisan convaincu de l’IVG dans l’absolu, n’est pas très chaud pour "lui même", je n’aimerai pas non plus avoir à faire passer mon couple à travers ça, je voudrais donc être relativement sûre de pouvoir faire confiance à mon DIU (qui ces petits soucis mis à part est vraiment ma méthode de prédilection).
P.

Ce que vous décrivez, je le vois parfois : des contractions utérines en fin de cycle, déclenchés (ou non) par les rapports sexuels. Ils sont dus au fait que l’utérus est plus "contractile" en fin de cycle en raison de l’effet des estrogènes que vous fabriquez spontanément.
Avez-vous essayé de prendre des anti-inflammatoires ? L’ibuprofène (2 fois 200 mg tous les soirs et tous les matins à partir du moment où vous "sentez les contractions" peut suffire.

Le fait que les rapports déclenchent les contractions, surtout en fin de cycle, est un phénomène fréquent, que beaucoup de femmes décrivent, et que peu de médecins relèvent ou expliquent, car ils les qualifient de "psychologique"... ou ne veulent pas s’occuper de la sexualité de leurs patientes. Mais il n’est pas psychologique : il s’explique par la présence de prostaglandines dans le sperme ; ces substances naturelles entraînent des contractions de l’utérus pour qu’il "aspire" les spermatozoïdes, ce qui peut être plus ou moins ressenti selon les femmes.

Mais aucune douleur - fût-elle "naturelle"- ne mérite "qu’on prenne son mal en patience". Autrement, on ne donnerait pas de traitement aux migraineuses, dont la douleur est pourtant parfaitement bénigne... mais leur pourrit la vie.

Ce qui me préoccupe ici n’est pas que le DIU pourrait "perforer" (c’est du plastique souple, ça ne perfore pas), ni qu’il puisse être inefficace (le cuivre diffuse dans la cavité utérine quelle que soit la position du DIU) mais qu’il puisse au contraire descendre dans le col et être responsable de ces malaises vagaux de manière permanente. Il est donc important de faire cesser ces contractions. Or, souvent, il s’agit d’un cercle vicieux : les contractions entraînent la douleur, qui entraîne des contractions, etc.

Et il est possible que ce qui vous soulage le mieux soit la prise d’anti-inflammatoires chaque soir, au repas, les 6 ou 7 derniers jours de votre cycle, pendant quelques mois, pour "déshabituer" votre corps de sentir ces contractions. Si ça ne marche pas, la démarche logique serait de vous poser un Mirena (DIU hormonal), dont le progestatif diminue fortement la contractilité de l’utérus. Certes, il est un peu plus délicat à poser à des femmes sans enfant, mais pas impossible - je le fais régulièrement - et son efficacité est encore meilleure que celle des DIU au cuivre (0,2 % au lieu de 0,5%, mais je concède que c’est une différence minime).

Est il possible que le DIU redescende dans le col sans que les fils réapparaissent ? Parce qu’ils ne sont pas revenus depuis qu’ils ont "disparu" après mon mois sous Androcur...

Il n’a pas besoin de descendre beaucoup pour faire mal, et il est possible qu’il descende seulement pendant les contractions (donc, qu’on ne voie pas les fils à l’examen, si vous ne souffrez pas)

En tout cas merci de m’avoir rassurée quant à son efficacité, ça me préoccupait beaucoup plus que la douleur.

Si la douleur devenait permanente et si, surtout, votre compagnon se mettait à sentir quelque chose, ça voudrait dire qu’il reste placé bas. A ce moment-là, il vaudrait mieux le faire enlever et en mettre un autre : le UT 380 short est une meilleure option pour une femme sans enfant, à mon sens, et très facile à insérer. En cas de contractions, il plie, mais ne descend pas, en raison de sa forme.

Pour le Mirena, ce sera vraiment en dernière limite si la fréquence de ces contractions augmente encore beaucoup et qu’elles deviennent insupportables parce que j’ai eu de gros problèmes avec les hormones sous forme pilule et je n’ai pas du tout envie d’en reprendre principalement parce que je doute de l’absence d’effet systémique de ces hormones (les témoignages des filles d’un
site contraception ou j’interviens fréquemment ne donnent vraiment pas envie d’essayer, je sais bien que statistiquement on voit venir les femmes qui ont des problèmes, pas celles pour qui ça se passe bien, mais il n’empêche...)

Les effets systémiques existent mais sont plus fréquents chez les femmes ayant déjà eu des enfants, et dont l’utérus est plus "perméable" aux hormones. Chez les femmes nullipares, j’ai remarqué qu’ils étaient vraiment rares. De toute manière, si la situation l’exige, rien ne vous interdit d’essayer pendant 3 mois. Si vous avez des effets systémiques, vous le verrez immédiatement et vous pourrez le faire retirer. Si vous n’en avez pas...



- Varices et pilule (Mercilon)

J’ai 18ans, je suis sous Mercilon depuis 3 mois, et je me suis rendue compte que des varicosités étaient apparues (peu nombreuses) sur mes jambes. Comme c’est de famille, ça m’inquiète un peu, si jeune !
Est-ce que les progestatifs sont réellement inoffensifs vis a vis des varices ? Car dans ce cas là je me mettrais plutôt sous Cérazette, comme me le conseille depuis le début ma mère qui est elle même médecin (oui mais ma gynécologue m’a dit qu’à mon âge c’était pas grave de prendre des oestroprogestatifs ???)
Certains articles avancent le fait que les progestatifs seraient eux aussi impliqués dans l’apparition de varices...
G.

Hélas, les oestroprogestatifs sont responsables des varicosités que vous avez vues apparaître sur vos jambes. Ce qui veut dire... que vous risquez d’en avoir d’autres au fil du temps. Le seul moyen d’éviter ça est de passer à une contraception progestative seule (parfois c’est l’association qui provoque les varicosités) genre Cérazette. Les progestatifs peuvent favoriser les varices, mais à fortes doses. Ce qui explique que les varices se développent aussi pendant les grossesses, où l’organisme est inondé de progestatifs...

Eventuellement, si vous trouvez un(e) gynécologue que ça ne fait pas monter au plafond, vous pouvez aussi opter pour le DIU au cuivre, qui n’a pas d’effet hormonal du tout (hier, je parlais avec deux amis anglais qui me disaient que leurs deux filles, 22 et 24 ans, ont un DIU depuis plusieurs années, et que ça ne choque personne en Grande-Bretagne)...



- Conception

Je viens de lire votre article sur "j’ai arrêté ma contraception ..." qui m’a vivement intéressée et surtout aidée.
J’ai 37 ans et j’ai un seul enfant que j’ai eu assez tardivement déjà, à 33 ans. Il y a un an presque jour pour jour (août 2004) j’ai fait une fausse couche -5 semaines-, depuis octobre 2004 nous essayons d’avoir un deuxième enfant sans succès.

En mai 2005 j’ai été voir un gynécologue car j’angoissais vraiment devant la perspective de mon âge et de ne plus pouvoir avoir d’enfant. Nous avons fait tous les tests et tout fonctionnait. Le docteur m’a quand même mis sous Clomid et Estreva pendant 4 mois (juin, juillet, août, septembre) mais rien n’a marché (il a même prévu de me faire des piqûres ?). Ce traitement -Clomid/Estreva- a servi à m’inquiéter encore plus en me demandant obsessionnellement pourquoi on n’y arrive pas.

Ce traitement m’a plutôt d’ailleurs déréglée qu’autre chose car mes cycles duraient 28 jours alors qu’avec cette médicalisation ils sont plutôt anarchiques (29, 10, 25, 32 jours) surtout la phase après l’ovulation qui semble augmenter alors qu’avant elle était de 14 jours . Il se peut, j’en prends petit à petit conscience, que je fasse un blocage par rapport à mon âge et par rapport à la fausse couche. J’en discute avec mon mari mais rien ne me tranquillise. Je ne sais plus comment faire, je suis en situation d’attente pour tout sans savoir quoi faire.

J’ai presque envie d’aller voir un psy mais est-ce que cela ne va pas augmenter mes angoisses ? Auriez-vous l’amabilité de me conseiller, de me dire ce qu’il en est, est-ce purement psychologique ?
R.

Il me semble que votre histoire illustre précisément ce que j’essaie de dire dans l’article : plus on vous "traite", plus on vous stresse. Vous avez eu un enfant dans des conditions normales. Vous avez 37 ans, pas 47. Vous pouvez en avoir un autre dans les mêmes conditions.

Cessez tout traitement.
Vivez votre vie tranquillement.
Votre grossesse viendra quand elle viendra.
Quant à la fausse couche, c’est un phénomène naturel : une grossesse non viable s’élimine spontanément. Cela, nos mères et nos grands-mères le savaient quand elles n’avaient pas de contraception. Ca faisait partie de la vie. Aujourd’hui, les femmes qui utilisent une contraception depuis leur plus jeune âge ne le savent plus. Parfois, leur première grossesse désirée s’interrompt spontanément, et elles sont choquées parce qu’on ne les a pas prévenues.

Mon conseil : rêvez positivement à votre future grossesse, ayez des rapports sexuels réguliers (mais ne vous forcez pas...), évitez les médecins, et si vous devez aller voir quelqu’un (psychothérapeute ou psychologue), allez-y si ça vous fait du bien, pas si ça vous angoisse. Je pense que vous serez enceinte plus vite que vous ne l’imaginez.
(Et, à titre indicatif : ma femme et moi avons eu nos trois enfants à 37-38 et 42-43ans...)

J’oubliais :
Avant de prescrire du Clomid, ou n’importe quel autre inducteur de l’ovulation à une femme, il est essentiel de lui préciser que le risque de ce traitement, surtout si elle n’a pas réellement de problème de fécondité, c’est une grossesse multiple.

Si vous êtes prête à avoir des jumeaux ou des triplés (la fréquence augmente spontanément avec l’âge et atteint son pic à 37 ans ! Le Clomid l’augmente encore !!!), pas de problème. Si vous ne l’êtes pas, on ne devrait pas vous prescrire de Clomid...



- Grossesse et Mirena

Je me suis aperçue que j’étais enceinte 5 jours après la pose d’un stérilet Mirena. Il est toujours en place et je voudrais savoir les risques quand à la suite de la grossesse. Va t-elle être ou non interrompue ? Sous quel délai ? Est-ce que je risque une fausse couche par exemple ? Ou la dénidification de l’oeuf fécondé ?
N.

En fait, la question qui se pose est surtout la suivante : est-ce que vous désirez garder la grossesse ou non ?

Si la réponse est oui, il faut retirer le DIU le plus tôt possible, et n’importe quel médecin peut le faire, au pire vous allez aux urgences gynécologiques de l’hôpital le plus proche pour le faire retirer, car une fausse couche induite par la présence du DIU (le dispositif, pas l’hormone qu’il contient) est fortement possible et on recommande de le retirer au plus tôt. S’il n’est pas possible de le retirer, la grossesse peut se dérouler normalement, malgré la présence du DIU. Lorsque la grossesse tient, elle se déroule normalement, et l’accouchement également, et il n’a pas été observé d’anomalie sur les enfants nés dans ces circonstances.

Si la réponse est non il faut faire une démarche pour une IVG sans tarder, pour ne pas dépasser les délais légaux. Le DIU sera retiré juste avant (ou pendant) l’IVG.

Ce que je suis en train de dire, c’est qu’ici, ce n’est pas le DIU qui doit conditionner votre comportement, mais votre désir ou non de garder la grossesse.

Enfin, je vous dirai ceci : je ne sais pas dans quelles circonstances vous avez fait poser votre Mirena, et ce que je dis ici est donc dit sous réserves, mais un DIU hormonal doit obligatoirement être posé dans la semaine qui suit les règles, pas plus tard. Et pas "avant" les règles, ou "en attendant que les règles arrivent".
Si vous n’aviez pas eu de règles récemment, et si vous n’aviez pas de contraception avant la pose du DIU, le médecin aurait dû s’assurer que vous n’étiez pas enceinte avant de le poser.

S’il ne l’a pas fait, il a eu tort. C’est une précaution indispensable. S’il (elle) l’avait prise, vous ne seriez pas en difficulté - en tout cas, dans la même difficulté. J’insiste là-dessus car je trouverais inacceptable qu’on vous fasse porter, à vous seule, la responsabilité (et la culpabilité) de cet incident.



- Pilule et Ogast

Dans votre guide (ContraceptionS mode d’emploi) vous dites que l’Ogast diminue l’effet de la pilule combinée. J’aimerais avoir plus d’informations là dessus.

Effectivement, je suis sous Ogast (1 comprimé le matin au lever) depuis deux mois suite à une oesophagite supposée. Je prends Planor (normodosée, monophasique) depuis maintenant 12 ans (1 comprimé le soir au coucher). Lorsque j’ai demandé à mon médecin si l’Ogast interagissait avec la pilule, il m’a dit que non. J’ai posé également la question à plusieurs pharmaciens avec toujours une réponse négative. Idem sur les sites informant des interactions médicamenteuses.

Assez anxieuse (mon compagnon ayant déjà trois enfants et n’en voulant pas d’autres), j’ai pratiqué la méthode du tricycle. Cependant, mon oesophagite n’étant pas guérie, je dois continuer l’Ogast, en attendant de passer une fibro pour vérifier qu’il n’y a pas d’’Helicobacter. Je me pose donc des questions sur l’interaction Ogast/Planor qui n’est mentionnée nulle part et je me demande s’il ne faudrait pas que je change de traitement une fois le risque infectieux écarté (d’autant que l’Ogast semble avoir peu d’effet sur mes douleurs que l’on suppose liées au stress).
J’ai 37 ans.
C.

Vous avez très bien fait de faire du tricycle sous Ogast, c’est aussi ce que les utilisatrices de médicaments anti-épileptiques font quand elles prennent la pilule, pour éviter les problèmes.
Le problème de tous les anti-sécrétoires est de gêner potentiellement l’absorption des médicaments.

L’interaction est surtout préoccupante avec les pilules progestatives faiblement dosées (Microval). Je suis un peu surpris que vous preniez du Planor (on n’en prescrit plus très souvent), mais là, le risque est moins grand, d’abord à cause de son dosage, et surtout si vous ne les prenez pas tous les deux en même temps, et enfin grâce... au tricycle. Si sous Planor + Ogast vous n’avez ni spotting ni règles en pratiquant le tricycle, c’est que votre ovulation est parfaitement bloquée, et vous pouvez raisonnablement dormir tranquille.



- DIU introuvable

Je reviens de chez ma gynéco, elle devait me retirer mon DIU (UT380) pour en mettre un nouveau (celui-ci datait de nov.2001), et elle n’a pas réussi à l’enlever, les fils se sont cassés et après avoir sué (toutes les deux) pendant un quart d’heure, elle a préféré abandonner et me prescrire une écho pelvienne pour savoir où il se cachait et me l’ôter le mois prochain. J’ai donc vécu un quart d’heure horrible (j’ai accouché 3 fois et connais pourtant la douleur), elle a utilisé les pinces en métal et tout cela pour rien. Et maintenant je m’angoisse un peu : qu’arrivera-t-il si le mois prochain elle n’arrive toujours pas à le trouver et à l’enlever ? Je vais appréhender énormément cette séance qui fait si mal, et cela se surajoute à mon angoisse...J’ai vraiment apprécié le confort qu’offre le stérilet mais je dois maintenant en payer le prix !!
F.

La réponse à votre question est simple : pourquoi, d’abord, votre gynéco a-t-elle cherché à l’enlever ? Si vous portez un UT 380, il peut parfaitement être laissé en place 5 à 7 ans. (Le labo indique 4 ans, mais il a intérêt). Tous les DIU au cuivre peuvent être laissés en place longtemps, surtout si la femme ne désire pas de grossesse. On a en effet montré que le cuivre est toujours là au bout de 8 à 10 ans... Le DIU de référence (le TT380, qui porte du cuivre sur ses trois branches) est autorisé pour 12 ans d’utilisation aux USA !!!

Si votre DIU est toujours intra-utérin (et il n’y a pas de raison qu’il ne le soit pas) vous pouvez parfaitement le garder encore 3 ans au moins. Ensuite, enlever un DIU dont on ne trouve pas les fils peut se faire, au pire, par hystéroscopie, sous anesthésie locale. (En cinq minutes...) Depuis 20 ans que j’en pose, je n’ai jamais eu recours à cette méthode, mais je sais que certains confrères sont parfois amenés à le faire. Ca n’est ni long, ni compliqué

Quand vous dites que les fils ont craqué : ils ont craqué quand elle a essayé de l’enlever, ou elle a dit qu’ils avaient craqué parce qu’elle ne les a pas trouvés ?

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