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En souvenir d’André

"Chevaliers des touches" - un blog pour écrivants

Un blog où l’on parle cuisine de l’écriture. Papiers, ciseaux, stylos, claviers. MW

Vous y trouverez : des textes de MW sur son métier d’écrivain, des propositions d’exercices d’écriture et les textes et commentaires des participants au blog.


Martin Winckler - P.O.L Editeur

Les ouvrages de Martin Winckler chez P.O.L : La Vacation, La Maladie de Sachs, Légendes, Plumes d’Ange, Les Trois Médecins, Histoires en l’air, Le Chœur des femmes, En souvenir d’André


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Si les intellectuels pouvaient contribuer à un peu moins relayer les forces sociales dominantes, ce ne serait déjà pas si mal. Pierre Bourdieu

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#PrivésdeMG — Médecine générale : dernier arrêt avant le désert
23 septembre 2013

Madame la Ministre de la santé,

Qui a soigné vos grands-parents ? S’ils avaient un médecin près de chez eux, c’était un MG, probablement, et il les a reçus à son cabinet, et il allait chez eux soigner leurs enfants (donc, vos parents).

A qui vos parents vous ont-ils amenée quand vous aviez une angine, une bronchite ou une varicelle carabinée ? A moins qu’ils n’aient eu un pédiatre dans le quartier, chez leur MG, probablement.

Qui soignait vos voisins de palier quand vous étiez étudiante ? A moins que tout le monde n’ait fréquenté les urgences hospitalières, à l’époque, c’était un MG, probablement. Et peut-être qu’il vous soignait, vous aussi.
A moins que vous ne soyez retournée chez votre médecin de famille pendant vos vacances universitaires...

Toutes les études économiques sérieuses montrent qu’un réseau organisé de soignants de proximité bien formés, bien rémunérés et valorisés permet de réduire les dépenses de santé en améliorant la délivrance des soins. Car ce qui coûte le plus cher, c’est l’hôpital et l’absence de coordination des soignants.

Une société moderne a certes besoin d’hôpitaux, et de services spécialisés, mais elle a besoin, plus que jamais, de faire la part entre les infrastructures lourdes et les soins primaires, indispensables pour la plus grande partie de la population, dont il faut maintenir l’état de santé avant qu’elle ne tombe malade.

Toute la planète sait que les soins primaires doivent être délivrés par des soignants de proximité : infirmières, sages-femmes, kinésithérapeutes, dentistes, médecins généralistes. La France, de plus en plus, semble l’ignorer, ou faire comme si ça ne pouvait plus être vrai.

Il est temps de changer de cap, et d’orienter votre politique de santé vers le développement de la médecine générale, pivot des soins de proximité, pour éviter que la population française ne soit, très bientôt, privée de ses soignants de première ligne.

Martin Winckler

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Réflexion
La fleur fanée
Elie Arié - 13 juillet 2012

Emotion générale (moi inclus) devant la mort d’Olivier Ferrand à 42 ans, et hommages unanimes, y compris de la part de ceux qui avaient violemment combattu ses idées.

Pergolèse est mort à 26 ans, Schubert à 31 ans, Bellini à 33 ans, Mozart à 35 ans, Purcell à 36 ans, Chopin à 39 ans ; Alban Berg, lui, a vécu vieux, il est mort... à 50 ans ; pour ne parler que des compositeurs de musique. Que dire du conquérant, sans équivalent dans l’Histoire, Alexandre le Grand, mort à 32 ans, ou de l’illustre mathématicien Evariste Gallois, mort à 20 ans ?

Si, même pour leurs époques, c’était jeune, cela n’avait rien d’exceptionnel ; et, surtout, cela n’était pas perçu ni par eux-mêmes ni par leurs contemporains, comme des drames particuliers, mais comme des choses « normales », comme des choses qui arrivaient tous les jours à des tas d’autres gens du même âge - et, pour le vécu personnel de toute situation, c’est la perception qui est sans doute l’essentiel.

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35 ans après la loi Veil, l’accès à l’IVG est menacé en France
par Selina Kyle - 5 décembre 2011

Je reproduis ici un article de Sélina Kyle, animatrice par ailleurs du site "Déchaînées
". J’invite les internautes à lire la suite du texte sur son site d’origine, ainsi que ses autres texte. Son blog et son site sont des lieux d’expression importants sur la liberté des femmes et abordent de front les questions qui se posent en permanence à ce sujet. MW


35 ans après la loi Veil
La situation est préoccupante en matière d’avortement...

Des centres IVG ferment, les médecins sont de moins en moins nombreux à accepter d’en pratiquer (les anciens "militants" partent à la retraite), leur corporation s’oppose par ailleurs à ce que les sages-femmes puissent assumer ce rôle (et parmi elles, certaines évoquent aussi une opposition de principe à exécuter cet acte). Obtenir un rendez-vous pour une interruption volontaire de grossesse est pour bon nombre de femmes un véritable parcours du combattant. Et quand on n’est plus dans les délais légaux (12 semaines de grossesse), que faire ? On constate une augmentation du nombre de femmes qui vont avorter à l’étranger, là où les délais légaux sont plus longs (souvent aux Pays-Bas, en Espagne ou en Angleterre). Entre 5000 et 6000 femmes seraient concernées chaque année.

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Boris Vian dans La Pléiade
par Marc Z - 14 octobre 2010

Boris Vian est désormais dans la Pléiade. Deux volumes rassemblent tous ses romans, toutes ses nouvelles ainsi que des scénarios, articles et textes peu connus mais épatants, accompagnés de notes minutieuses mais toujours gaies et intéressantes de Marc Lapprand, Christelle Gonzalo et François Roulmann. Si vous ne devez acquérir qu’une Pléiade, c’est celle-là !!!!


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Censure et autocensure en France : quelques observations et expériences personnelles
par Marc Zaffran/Martin Winckler - 14 février 2010

Le 12 février 2010, la presse française révèle qu’une artiste chinoise, Ko Siu-Lan, qui avait installé quatre bannières portant les mots "Travailler", "Plus", "Gagner", "Moins" sur la façade de l’école des Beaux-Arts de Paris, a vu son oeuvre retirée à la demande du Directeur de l’école au motif que celui-ci les jugeait trop provocatrices à l’égard de Nicolas Sarkozy (dont les quatre mots constituent l’un des slogans) et de l’Education Nationale (qui décide du budget de l’école).

Plutôt qu’entrer dans la discussion de cette nouvelle et l’analyse de son sens politique, je préfère décrire ici, de manière détaillée, les expériences personnelles liées à la censure ou à l’auto-censure en France dont j’ai été le témoin plus ou moins concerné au cours des quarante-cinq dernières années - oui, vous avez bien lu... Ceci pour souligner que censure et auto-censure ne sont nullement spécifiques du quinquennat de Nicolas Sarkozy, mais qu’elles imprègnent la France depuis de très nombreuses années.
Pour illustrer mon propos, je prendrai des exemples dans les deux milieux que je connais le mieux : celui des médias et celui de la médecine.

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Rupture(s), 2
par Nell - 30 janvier 2010

"Parfois, il faut décider de rompre."

Ce simple mot fait peur. Des ruptures, il y en a tant eu... Des réelles, avec des portes qui claquent, des cris et des larmes ou à coups de lettres de plusieurs pages et des nuits blanches dans l’attente de la sonnerie du téléphone.

Des ruptures rêvées, décidées puis auxquelles on a renoncé, celles au bout desquelles on aurait dû aller parce que le manque de courage se paye toute une vie.
Des ruptures pour voir... un coup de bluff pour vérifier si...

"Avec les conventions."

Aller à contre-courant, s’essayer à l’incorrect, le pernicieux, à l’insolence pour respirer un peu...

"Avec le passé ou le présent."

Et même avec le futur, seule façon de le découvrir.

"Avec son métier, sa fonction, son rôle."

Se dire qu’il n’est jamais trop tard pour recommencer, se donner une chance de changer de place et voir ce que ça donne. Pour entendre d’autres mots, être salué autrement, comprendre, se réveiller enfin...

"Avec certains de ses proches, ou tous à la fois."

Pour apprendre à vivre sans eux et qu’ils sachent un jour que nul n’est indispensable. Ne plus accepter, ne plus se laisser mal aimer, tourner le dos au sacré.

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Rupture(s)
par Marc Zaffran (Martin Winckler) - 14 janvier 2010

Parfois, il faut décider de rompre.
Avec les conventions.
Avec le passé ou le présent.
Avec son métier, sa fonction, son rôle
Avec certains de ses proches, ou tous à la fois.
Avec l’image qu’on se fait de soi-même et qu’on laisse les autres se faire.
Avec une accoutumance ou une simple habitude.
Avec une punition auto-infligée, récurrente, régulière, lancinante.
Avec le rythme de ses journées.
Avec ses certitudes et ses obligations.
Avec ceux à qui l’on s’est donné pieds et poings liés.
Avec sa manière de s’habiller, de manger, de dormir.
Avec son aspect policé.
Avec les mots qu’on utilise
et la manière dont on les dit
Avec les lieux et les visages.
Avec les murs et les rivages.
Avec les miroirs et les voix.

Marc Zaffran (Martin Winckler)

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La décision (Exercice d’écriture, 3)
par Valy-Christine Océany - 11 janvier 2010

J’allume ma cigarette et je me lance. Lancer ce défi d’écrire sans y réfléchir une seconde. Attends, je tire sur ma cigarette et je la vois toute prête de mes yeux, je la regarde en louchant se consommer comme une bougie de Noël. Combien des bougies de Noël j’ai vu se consommer sous mes yeux louchant à travers les lunettes ?
Ca y est, elle est finie cette cigarette, là, je vais écrire.
Là, ça me revient. Ça me revient mon tout premier sentiment de confiance en moi. Ou le tout premier sentiment vidé de toute trace de doute. J’ai pris la décision toute seule. Comme une grande. Sans me consulter avec personne, sans y parler, si, à moi, mais sans mots, autrement. En direct de mon corps, de mon désir vers ma tête sans intermédiaire. Les mots sont des intermédiaires entre notre désir et l’acte, la décision. Donc, je disais que cette décision s’est imposé à moi, ah, je n’aime pas ça. C’est moi qui ai pris cette décision sans y émettre un seul son envers personne. À partir de là, ma confiance s’est installée, j’étais si sure de ma décision que rien ne pouvait me l’enlever, aucune autre réflexion extérieure. D’ailleurs en premier temps personne n’était au courant de ma décision, comment pouvaient-ils, les gens, la famille, les amis dire quoi que ce soit ? Ils ne savaient rien, j’étais la seule à le savoir...

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La lettre (Exercice d’écriture, 2)
par Florence - 7 janvier 2010

On dépense beaucoup d’énergie à croire, à espérer, à refuser, à pleurer, à mendier parfois, à rejeter avec force, on peut se donner beaucoup de mal à vouloir se faire du bien et parfois on arrive juste à avoir encore plus mal.
La morale n’en est pas une, l’histoire est si complexe, les protagonistes si mystérieux... et la vie qui bouge tout le temps...

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Je ne sais pas à quoi ça rime (Exercice d’écriture, 1)
par Nelly - 2 janvier 2010

Je ne sais pas à quoi ça rime, je ne sais pas ce qu’il faut faire. Ca vous est déjà arrivé à vous ?
Moi, je ne savais pas que ça pouvait arriver, je ne savais pas que les choses pouvaient prendre cette tournure. C’est sûr, c’était déjà pas simple avant mais on y trouvait notre compte, on passait de bons moments. Depuis quelques mois, on n’en passe plus. Je pense à ça tous les jours, la nuit surtout. Je me demande si on se retrouvera un jour. Certains jours, je comprends ou plutôt je crois comprendre et j’accepte parce que peut-être qu’il n’y a que ça à faire. Mais souvent, je m’interroge, je ne sais pas ce qu’il faut penser de cette situation. Parfois, je suis même presque en colère. La colère, ça vient facilement quand on a mal. Je me sens en quarantaine, vous comprenez. Comme un individu qu’on tient à l’écart et auquel on vient donner à manger avec des gants et un masque parce qu’il est potentiellement dangereux.

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