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"Chevaliers des touches" - un blog pour écrivants

Un blog où l’on parle cuisine de l’écriture. Papiers, ciseaux, stylos, claviers. MW

Vous y trouverez : des textes de MW sur son métier d’écrivain, des propositions d’exercices d’écriture et les textes et commentaires des participants au blog.


Martin Winckler - P.O.L Editeur

Les ouvrages de Martin Winckler chez P.O.L : La Vacation, La Maladie de Sachs, Légendes, Plumes d’Ange, Les Trois Médecins, Histoires en l’air, Le Chœur des femmes, En souvenir d’André


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Si les intellectuels pouvaient contribuer à un peu moins relayer les forces sociales dominantes, ce ne serait déjà pas si mal. Pierre Bourdieu

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Maltraitance médicale : le vent a tourné
Prenez la parole !
8 janvier 2020

En 2016, la maltraitance médicale que je décrivais dans Les Brutes en blanc était considérée comme (au pire) l’"invention d’un médecin aigri", ou (au mieux) comme "un phénomène marginal". L’Ordre des médecins ne déclarait-il pas que les professionnels étaient sans tache... Et que l’Ordre lui-même y veillait scrupuleusement.

Dans l’article précédent (« Maltraitance médicale : le vent a tourné »), je rappelais que plusieurs livres et enquêtes sont venues confirmer ce que j’écrivais, aussi bien en ce qui concerne les violences faites aux femmes que les maltraitances à l’intérieur même de la profession, entre enseignants et étudiantes, en particulier, mais aussi entre médecins et autres professionnelles.

Fin 2019, la Cour des comptes publiait un rapport cinglant sur l’Ordre, décrivant non seulement une gestion pour le moins problématique, mais encore une furieuse tendance à faire glisser les plaintes de patientes sous le tapis.

Le 5 janvier 2020, Louise Auvitu et Béatrice Kammerer décrivaient dans un article du Nouvel Observateur un groupe Facebook, "Le Divan des médecins", dans les pages duquel on trouve, au milieu de photographies de patientes non floutées, des commentaires racistes, sexistes, homophobes, grossophobes.

Le moins qu’on puisse dire est que pour le monde médical français, la façade de respectabilité a volé en éclat. Et ce n’est probablement pas fini.

Les bouches se délient, non seulement parmi les étudiantes ou médecins en activité qui ne supportent pas la violence intrinsèque à la profession et ne veulent pas la cautionner, mais aussi parmi les patientes elles-mêmes, qui malgré les difficultés que cela comporte, portent plainte de plus en plus souvent.

Voici le récit d’une de ces patientes impatientes, qui a fait face. Je la remercie de me l’avoir confié pour publication. Puisse-t-elle inspirer par ses mots toutes les personnes maltraitées et contribuer à mettre hors d’état de nuire les individus qui, en toute bonne logique, ne devraient pas exercer la médecine.

Martin Winckler

"Mon histoire n’est que très banale. Je m’en rends compte aujourd’hui avec le recul du temps, maintenant que la société commence à ouvrir les yeux sur ce genre de problème.

J’ai été victime de violences sexuelles durant ma minorité, comme des millions de Français. De telles violences surviennent généralement là où on les attend le moins, puisqu’elles sont commises par des personnes en lesquelles on a toute confiance. Dans mon cas, elles eurent lieu à partir de mes 16 ans et furent commises par mon médecin, que je consultais suite à un drame familial. J’étais une proie de choix, isolée géographiquement et en grande fragilité psychologique, donc facilement manipulable. Classique."

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Maltraitance médicale : le vent a tourné
5 décembre 2019

(Note : Comme les points médians rendent la lecture difficile pour les internautes non-voyantes, certains mots ou expressions - tels "professionnelles de santé", "citoyennes" ou "usagères" - seront désormais systématiquement mis au féminin dans les textes de ce site pour marquer leur inclusivité. Comme le pouvoir médical est encore majoritairement détenu et exercé par des hommes, le mot "médecin" restera pour l’heure au masculin. )


Tout médecin est en position de pouvoir

Chaque semaine depuis que ce site a été mis en ligne (pendant l’été 2003), je reçois trois à dix témoignages de femmes (surtout des femmes) et parfois d’hommes qui me disent avoir été victimes - ou avoir assisté à, sur une personne proche - de violences de la part d’un ou plusieurs médecins. Bien sûr, toutes les professionnelles de santé peuvent commettre des violences médicales, et tous les médecins n’en commettent pas, mais parce que je suis médecin et ai depuis longtemps clairement pris position contre les abus de pouvoir de certaines de mes "collègues", cela a incité des internautes à me raconter les maltraitances commises par des médecins.

Et j’ai une adresse courriel depuis 1995...

Pour avoir travaillé pendant vingt-cinq ans dans un centre de planification et de santé des femmes, j’ai beaucoup de choses à dire sur les maltraitances infligées aux femmes. Pour autant, elles ne sont pas les seules, victimes, bien évidemment. Comme l’écrivait récemment Abraar Karan, un médecin britannique, dans un éditorial du British Medical Journal
"tout médecin est en position de pouvoir, et tout médecin est susceptible d’en abuser".

Les abus de pouvoir sont légion dans toutes les spécialités, de la psychiatrie à la chirurgie, en passant par la médecine générale et la pédiatrie, sans oublier la cancérologie, où les abus sont souvent favorisés par les pressions insensées des industriels du médicament...

Et comment s’étonner que certaines praticiennes abusent de leur pouvoir ? "Le pouvoir tend à corrompre. Le pouvoir absolu corrompt absolument ", écrivait un autre britannique, Lord Acton. Or, l’ascendant dont disposent les médecins face à toute personne qui leur demande de l’aide est une forme de pouvoir absolu, temporaire mais répété.

Car, pour des raisons qui mériteraient un travail poussé de recherche et d’analyse (au minimum) historique, anthropologique, neuropsychologique et sociologique, le pouvoir d’un médecin est trop rarement remis en cause au moment même où il s’exerce. Il ne l’est parfois que longtemps après que l’abus a été commis, parfois beaucoup trop tard.

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Contre-appel
Campagne universelle de vaccination HPV - Un collectif de médecins et pharmaciens indépendants décrivent la stratégie commerciale qui veut nous faire vacciner tous les enfants
Martin Winckler - 29 avril 2019

ll ne se passe pas de semaine sans que des internautes me demandent s’il "faut" vacciner leurs filles contre le HPV.

J’ai déjà répondu il y a longtemps sur ce sujet.

Récemment, une cinquantaine de "personnalités" ont appelé à une vaccination élargie, des filles et des garçons.

Cet appel est en réalité la "caution" pseudo-scientifique d’une vaste campagne commerciale.

Les conflits d’intérêts des signataires, liés à l’industrie pharmaceutique, sont immenses.

Avec des médecins et pharmaciens indépendants de l’industrie, j’ai co-signé un "contre-appel" qui remet les choses en perspectives.

Non, il ne "faut" pas vacciner tous les enfants contre les HPV. En l’état actuel des connaissances, il est au contraire nécessaire de ne pas s’engouffrer dans une campagne de vaccination qui n’a pas d’intérêt démontré, qui ne prévient pas une maladie immédiatement dangereuse mais qui coûtera très cher à la collectivité.


POur en savoir plus, cliquez sur ce lien.

Lisez.

Et jugez par vous-mêmes.

Martin Winckler

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Tout ce que vous vouliez savoir sur les règles (ou presque)
Est-ce qu’une "cup" peut expulser un DIU ?
Une nouvelle légende gynécologique - 20 mars 2019

Récemment, sur Twitter, une internaute déclarait que son/sa gynéco lui avait dit "La cup est INTERDITE quand on porte un DIU !"

Aujourd’hui même, 20 mars 2019, je reçois le message suivant d’un journaliste de Libération :

"Je suis journaliste pour CheckNews sur Libération. Nous écrivons des articles en réponse aux questions de nos lecteurs.
L’un d’entre eux nous demande s’il est vrai que la coupe menstruelle peut altérer l’efficacité des DIU voire les faire tomber.
Avez-vous déjà eu des retours de ce type ?"

Je lui réponds :

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Femmes, genre et santé (brouillon de la conférence)
Université de Toulon, 15 mars 2016 - 10 avril 2016

Brouillon de la conférence donnée à Toulon le 15 mars 2016 à l’invitation de Mme la Pre Martine Sagaert et du groupe de Recherche Babel.

********************

Les deux déterminants de la santé sont
-  les inégalités inhérentes au hasard génétique
-  les inégalités sociales, culturelles, environnementales

Nous ne sommes pas égaux par le génome (et l’immunité)
Nous ne sommes pas égaux par les conditions dans lesquelles nous naissons et vivons. Plus un pays est hiérarchisé et inégalitaire, plus les différences en matière de santé sont grandes.

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Refus de contraception : un témoignage de conséquences graves
par Marc Zaffran/Martin Winckler - 27 juin 2015

A la suite de la lecture de mon article "Le refus de contraception est un acte criminel", une jeune internaute m’envoie le récit de sa propre expérience. Je le publie ci-après.

J’ai aujourd’hui 20 ans. A 18 ans quand s’est posée la question de la contraception je me suis naturellement tournée vers mon médecin de famille. Ayant souffert d’anorexie plus tôt dans ma jeunesse j’étais rassurée qu’il connaisse mon dossier je lui faisais totalement confiance.

Je ne voulais pas avoir affaire à un autre médecin ou un gynécologue, je sais c’est stupide mais l’idée de montrer mon corps me terrifiait. De plus je travaillais déjà avec des horaires compliqués et les fois ou j’ai essayé de contacter des gynécologues de ma région ils étaient tous complets.

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Mise à jour
Une jeune femme peut choisir un DIU comme premier contraceptif !
par Dr Matteo Coen - 19 janvier 2015

Malgré les moyens contraceptifs disponibles, les grossesses non désirées chez les jeunes femmes sont fréquentes. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) s’est positionnée en faveur de la prescription des DIU (dispositif intra-utérin ; « stérilet ») comme méthode contraceptive de premier choix chez la jeune femme, indépendamment de l’âge et de grossesses antérieures.

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Ma cataracte
par Marc Zaffran/Martin Winckler - 26 octobre 2014

Avec mes lunettes, si je ferme l’œil droit, je vois à peu près net, mais tout baigne dans une lueur jaunâtre.
Si je ferme l’œil gauche, le monde est nettement plus lumineux, mais je vois flou. Faut que je lève la tête très en arrière pour que les lettres s’affichent nettement. Je vais devoir aller m’acheter des lunettes au Jean Coutu pour pouvoir écrire ce texte, et j’ai des gouttes à me mettre dans l’oeil trois fois par jour.
Bref, c’est le bordel. Et pourtant, je suis plutôt heureux. Je viens d’être opéré d’une cataracte à l’œil droit. Ça s’est passé avant-hier. Et c’est une sacrée expérience.

Depuis l’enfance, je suis myope et je porte des lunettes. Avec l’âge, sous l’effet du vieillissement, la myopie s’est arrangée. Je voyais mieux. Et puis je me suis mis, de nouveau, à voir flou de loin, et depuis déjà deux ou trois ans les visites pour ajuster mes lunettes n’y changeaient rien. A l’avant-dernière visite, l’ophtalmo m’avait dit que j’avais une cataracte débutante.

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Débat éthique (suite)
Relation de soin : des questions de fond
par Antoine Poichotte et M. Zaffran/M. Winckler - 6 juillet 2014

Antoine Poichotte est chirurgien orthopédiste. Il a lu "La maltraitance médicale est (vécue comme) un viol" et il m’a écrit. Voici notre échange.

Je viens de lire votre article.

Je suis parfaitement d’accord que rien ne doit être fait sans l’accord express du patient (hors urgence « vraie »).

J’ai trois réflexions :

— j’ai de la famille qui vit aux Pays-Bas et qui est très étonnée des consultations de médecine générale là bas : les médecins ne touchent jamais au patient. Aucun examen clinique. Uniquement l’interrogatoire. On peut raisonnablement se poser la question de la qualité d’une consultation sans examen. Les généralistes néerlandais ont d’ailleurs la possibilité de facturer des consultations téléphoniques, donc là aussi sans examen. Ne sont-ils pas passés à un extrême, au nom de l’éthique ? C’est sûr que sans toucher au patient on ne risque pas de le maltraiter (physiquement) et encore moins de le violer. Mais fait-on correctement son travail ?

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Réflexions
L’hymen, mythes et réalités - rappels anatomiques et réflexions éthiques
par Marc Zaffran/Martin Winckler - 1er juin 2014

A l’occasion d’une demande d’information sur la contraception, une jeune femme me pose également des questions sur l’hymen : est-ce que la pose d’un diaphragme pourrait le perforer ? Et si oui, comment se fait-il qu’on peut mettre des tampons sans le perforer ?

Après lui avoir répondu succinctement, je me suis mis à réexplorer la question, qui n’est pas aussi anodine pour certaines femmes qu’elle peut le sembler aux yeux des médecins.

Ceci est une suite de réflexions suscitées non seulement par l’échange mentionné ci-dessus, mais aussi par la lecture d’une revue de presse scientifique datant de 2012.

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