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Les médecins maltraitants
Imposer la nudité intégrale à un(e) patient(e), est-ce une maltraitance ?
par G. et Martin WInckler (Dr Marc Zaffran)
Article du 4 septembre 2012

Il y a quelques mois déjà, G., une internaute m’écrivait au sujet de l’habitude qu’ont certains gynécologues d’exiger la nudité intégrale de leurs patientes pour les examiner. Je n’ai pas pu donner suite à cet échange par manque de temps, mais l’heure est venue. Plutôt que d’écrire un texte synthétique, comme j’en avais l’intention, j’ai retravaillé cet échange et je le retranscris ici sous la forme d’un dialogue. Il me semble qu’il restituera plus fidèlement les interrogations de beaucoup de femmes et ma position à l’égard de ces questions.
MW


Il semblerait que certains gynécos, plus particulièrement les femmes gynécos demandent, pour ne pas dire exigent, que la patiente soit entièrement nue pour toute la durée de l’examen gynécologique complet, soit donc avec palpation des seins également.
Est-ce vraiment fréquent ? Les femmes gynéco sont-elles, à votre connaissance, vraiment plus « radicales » que les hommes à ce niveau ou est-ce une « idée reçue » ?
Si la patiente refuse cette nudité intégrale, le médecin est-il en droit de refuser de pratiquer l’examen ?
Si oui, que faire ?

Comment faire pour ne pas céder à cette exigence (peur de paraitre puérile, pudibonde, timidité, etc.) ? Bon nombre parlent de refuser (borée par exemple), mais est-ce si simple, compte tenu de l’ascendant et/ou autorité prétée au médecin, ou, tout simplement, de son statut de « médecin qui ne s’aperçoit même plus de la nudité des patient(e)s ?

Ce problème ne se pose pas aux Etats-Unis ou en Angleterre, pourquoi en est-il ainsi en France ? Les anglo-saxons parlent de la préservation de la dignité, il ne s’agit pas seulement de pudeur.
Je pense que la réponse à ces questions peut intéresser bon nombre de femmes qui n’osent pas s’opposer à l’exigence du médecin à ce niveau, en arrivant peut-être même à se faire « une raison » tout en subissant quitte à s’en rendre malade des semaines à l’avance, voire même peut-être en finissant par renoncer à aller consulter ?

Réponse de Martin Winckler :

Je ne sais pas si c’est "habituel" ou non en France. Le fait est que :

1° l’examen clinique n’est pas obligatoire pour recevoir une contraception, par exemple Il n’est même pas utile. Il n’a de raison d’être que quand une femme a des symptômes, ou si le frottis cervical est souhaitable (tous les 3 ans).

2° toute personne (homme ou femme) a le droit de refuser les examens cliniques, et tout examen, quels qu’ils soient. Un médecin ne peut pas refuser une contraception à une femme en bonne santé qui refuse d’être examinée. Il ne peut pas non plus refuser de soigner quelqu’un qui ne veut pas se déshabiller !!!! La partie la plus importante de la consultation médicale, c’est tout de même la conversation, l’entretien. Il m’est arrivé plus d’une fois de recevoir des patient(e)s qui ne voulaient pas se montrer nu, et ça ne m’a pas empêché de les examiner ; on peut examiner l’abdomen ou les seins à travers une chemise de nuit et s’il est certes difficile de faire un examen gynécologique sans que la patiente retire son sous-vêtement, il n’est nullement indispensable de la faire déshabiller entièrement. Beaucoup de patientes (quand elles demandent à ce qu’on les examine entièrement) retirent "d’abord le bas", puis se rhabillent et ensuite retirent leur chemisier et leur soutien-gorge. Ca ne prend pas plus de temps.

A noter que la question de la chemise d’hôpital est aujourd’hui une question soulevée par beaucoup de patient(e)s et qu’elle va dans le sens de l’exigence de respect légitime que tout(e) patient(e) est en droit d’attendre.

3° bien sûr qu’il est difficile, pour une patiente, la première fois, de refuser de se déshabiller entièrement quand on n’y est pas prête ; le secret consiste à se préparer à refuser bien avant d’y aller, et à le dire d’emblée au médecin, en étant prête à se lever et à sortir s’il se braque. S’il n’y a ni examen, ni prescription, il n’y a pas non plus d’honoraires à régler. Tout comme on peut entrer dans un magasin, choisir un produit et finalement le laisser parce qu’on n’en est pas satisfait. Ca ne peut pas être moins vrai pour un professionnel de santé.

Vous avez raison, dans d’autres pays (en Grande-Bretagne, en Amérique du Nord) on n’impose jamais à un(e) patient(e) de se déshabiller entièrement. Comme on le voit dans les films, les patients portent des chemises d’examen, ce qui rend le corps accessible sans le dénuder. Mais ils ont le temps de se déshabiller, ce que les gynécologues français exerçant en privé n’accordent pas toujours aux femmes. En Angleterre et aux Etats-Unis, aucun médecin n’examine une patiente seul : il est toujours accompagné par une infirmière qui sert de témoin... pour éviter les comportements abusifs, justement. Car dans les pays anglo-saxons, on ne plaisante pas avec les abus de pouvoir des médecins.


Mes questions ne portent pas nécessairement sur le fait de refuser d’être examinée, mais plutôt sur la possibilité d’être examinée sans être obligée de se dénuder intégralement pour toute la durée de l’examen, et de savoir ce qu’il y a lieu de faire pour "contrer" le médecin. Ce dernier est-il en droit de refuser l’examen ? Si oui, encourt-il des sanctions ?

Un refus d’examen est une chose grave, et oui ça peut entraîner des sanctions si ce refus d’examen a des conséquences négatives (il n’a pas voulu examiner alors que la patiente avait des symptômes et nécessitait un traitement).
Mais le fait d’imposer un examen est tout aussi grave.
Dans tous les cas, le seul moyen de faire changer les attitudes, c’est de les décrire aux premiers intéressés : l’ordre des médecins, les syndicats, les patients, la sécu.


J’ai personnellement eu à subir un examen gynécologique où le gynéco a exigé que je sois intégralement nue dès le départ ; j’avais 16 ans à l’époque, je n’ai pas su m’opposer, et je l’ai très très mal vécu, comme vous pouvez l’imaginer.

Je le comprends, et c’est d’autant plus inadmissible qu’à l’adolescence, le respect de l’intimité est encore plus crucial : une jeune fille n’est pas aussi armée qu’une femme adulte pour discuter, et l’examen gynécologique imposé peut tout à fait être vécu comme une violence - pas seulement symbolique puisqu’elle s’accompagne d’un geste intrusif, l’examen gynécologique ou l’examen des seins. Quand on sait (je l’ai déjà écrit sur ce site) que la communauté scientifique considère l’un et l’autre comme étant très rarement utiles chez les jeunes femmes en bonne santé, ça n’en est que plus insupportable.


Refuser n’est pas si simple face à l’autorité présumée du médecin, et, encore une fois, que faire s’il ou si elle refuse à ce moment-là de pratiquer l’examen ? Ca voudrait dire qu’on aura attendu pour rien, qu’il faudra à nouveau s’exposer à cette situation, etc. Bon nombre de femmes ne finissent-elles pas par céder à l’exigence du médecin, ou par peur de passer pour puérile, pudibonde, coincée, ou tout simplement pour se "débarrasser" du problème ? Ce ne remet pas en cause la compétence "technique" du ou de la gynéco mais c’est pénible de devoir se "battre" pour se faire "respecter". La relation médecin-patient ne peut pas ne pas s’en ressentir. La France se veut le pays des droits de l’Homme, comment peut-on se sentir aussi démunie face au pouvoir médical ?

C’est tout le problème de l’abus de pouvoir. Il fait partie des choses que l’on enseigne (insensiblement) en France : la soumission à l’autorité. L’abus de pouvoir est alors "tout naturellement" imposé par l’un, subi par les autres, et on ne peut malheureusement pas compter sur les personnes qui ont le pouvoir pour l’abandonnner. Ce que je peux dire c’est qu’en l’état actuel des choses, aucun praticien sérieux n’exigerait d’un patient qu’il se mette nu en consultation. Ce n’est jamais nécessaire. Si on a besoin d’être examiné des pieds à la tête, on peut toujours au moins rester en sous-vêtements et se rhabiller partiellement

De la part du patient (de la patiente), il n’y a pas à refuser quoi que ce soit, mais à mettre le médecin devant le fait accompli : si vous acceptez l’examen gynécologique, vous pouvez retirer vos vêtements du bas, seulement, puis les remettre et enlever le haut s’il vous propose (et si vous acceptez) un examen des seins. Il n’a pas à vous l’imposer, pas plus qu’il ne pourrait vous imposer un examen dont vous ne voulez pas.

Beaucoup de femmes procèdent spontanément ainsi, et personne ne peut leur imposer une autre manière de faire : un médecin ne peut pas examiner EN MEME TEMPS le haut et le bas. Alors...


Certaines femmes en arrivent à trouver "normal" d’être examinées entièrement nues... n’est-ce pas un comble ?

Non, je ne crois pas. Certaines femmes ont besoin d’être rassurées. Si le praticien ne les rassure pas autrement qu’en les examinant, alors elles vont trouver ça normal. Ça m’est arrivé souvent d’expliquer aux femmes qu’il n’était pas nécessaire de les examiner, et elles s’en passaient très bien ; je ne les examinais qu’à leur demande (elles savaient qu’elles pouvaient me le demander à tout moment). En tout cas, je ne jetterais pas la pierre à une femme qui accepte ça (elle a peut-être ses raisons). Il est difficile de se soustraire à une autorité à laquelle on fait confiance. Je pense que la personne responsable est le/la professionnel(le) qui l’impose ou n’explique pas que ça n’est pas nécessaire.


Tout à fait d’accord, la personne responsable est celle qui l’impose, non pas celle qui subit. Mon propos n’était pas de jeter la pierre à ces femmes acceptant bon an mal an la nudité totale tout au long de l’examen (ou uniquement au moment de l’examen des seins une fois l’examen du bas terminé), mais dans le mot "normal", il y a norme. Si la norme est "examiner la femme entièrement nue", ou encore "c’est le médecin qui le décide de manière unilatérale, ça dépend exclusivement de lui ou elle, il faut s’y soumettre si c’est son bon vouloir" ; si les femmes reconnaissent comme norme d’être entièrement nues pour ce genre de consultation, comment ne pas émettre un jugement de valeur négatif sur soi-même dès lors qu’on refuse cette nudité intégrale ? Je vais voir un ou une gynéco, il ou elle me dit, en substance, "déshabillez-vous entièrement, mettez-vous toute nue, et installez-vous, avec moi c’est comme ça, toutes les autres le font sans problème", vais-je oser m’opposer, refuser, au risque de paraitre "anormale", puérile, pudibonde, coincée peut-être, etc. ?

Je pense que la manière dont vous voyez les choses est significative de l’état d’esprit des Français(es) face aux médecins, état d’esprit entretenu par ce que j’appelle le "terrorisme" médical, et que les nord-américains (et les Québecois, en particulier) nomment le paternalisme. Le médecin n’est pas, par vocation, une personne qui donne des ordres ; c’est un professionnel qui a l’obligation de délivrer ses soins. La première règle c’est "D’abord ne pas nuire". Ce qui sous-entend que toute contrainte lui est interdite (en dehors de circonstances précises et peu fréquentes, comme le patient agité en raison d’un trouble mental ou d’un trouble neurologique, par exemple - et même dans ces cas-là, ce n’est pas toujours autorisé).

Autrement dit : vous n’avez pas à vous plier à la contrainte, qui est par définition incompatible avec le soin. Si ce praticien vous contraint, alors non seulement il faut le fuir, mais le dénoncer. Il ne peut pas vous soigner par la force. L’idée selon laquelle on est "obligé de plier" doit être bannie. On n’accepte pas des enseignants, des prêtres ou des membres des forces de l’ordre qu’ils soumettent les citoyens à des décisions arbitraires ; on ne doit pas l’accepter des médecins.


Pour la petite histoire, le gynéco qui m’a obligée à me mettre entièrement nue pour toute la durée de l’examen quand j’avais 16 ans était celui de ma mère ; quand je lui en ai parlé, cette dernière m’a dit qu’il ne lui avait jamais demandé ça, qu’elle n’était jamais entièrement nue...

Alors (pardonnez moi ma franchise) cela signifie bien que ce praticien vous a fait déshabiller pour vous voir entièrement nue, et non pour pratiquer un examen médical. C’est insupportable.


Une femme sur Internet rapporte avoir eu à subir un examen gynécologique en Australie. Pensant que cela se déroulait comme avec son ou sa gynéco, elle s’est installée toute nue sur la table d’examen. Le praticien, en la découvrant ainsi, est devenu rouge, est ressorti de la pièce en lui demandant de se couvrir, visiblement très choqué.
Si la norme dans les pays anglo-saxons est de ne pas examiner un(e) patient(e) entièrement nu(e), pourquoi n’en serait-il pas de même en France, le pays dit des droits de l’Homme de surcroît ? A l’hôpital, il existe la charte du patient prend en compte le respect de la personne et de son intimité. Le 04/03/2011 a été lancé le programme "l’année des patients et de leurs droits". Pour ce qui est du respect de la pudeur dans le cadre d’une hospitalisation, il y a encore sans doute beaucoup à faire, mais on sent une volonté politique ferme d’aboutir à une relation soignant-soigné dans le cadre d’une "bientraitance". Pourquoi n’en serait-il pas de même pour la médecine libérale ?

Il faut que ce soit la même chose. Il ne peut pas y avoir deux "normes" de comportement selon qu’on exerce à l’hôpital ou en libéral. Les obligations des soignants sont les mêmes. La plus grande arme des médecins, c’est la soumission à l’autorité qu’adoptent la plupart des patients face à eux. Si un professionnel n’est pas capable de réviser lui-même son attitude, il ne faut certainement pas que ses patient(e)s le laissent faire. Et le fait d’être autoritaire n’a jamais été synonyme de compétence. La compétence, ça n’est pas seulement le savoir technique. La compétence c’est le savoir ET l’aptitude à établir une relation d’égal à égal(e) avec les patients. Si l’un des deux manque, le praticien n’est pas compétent. Point final.



En tant que médecin, comment expliquez-vous ces freins ? Pouvoir médical, médecine trop "paternaliste", peur de toujours devoir se justifier, de perdre du temps (plus de temps pour une consultation, moins de "clients" vus en une journée donc moins de revenus), de procès éventuels, etc. ?

Oui, il y a tout ça. Et parfois, simplement, de mauvaises habitudes adoptées à l’hôpital parce qu’on leur a appris à faire comme ça. Le poids de l’apprentissage médical, extrêmement autoritaire, extrêmement paternaliste et culpabilisant, est fort et durable.


Qu’est-ce qui peut être fait pour que la personne qui consulte puisse tout naturellement refuser d’être examinée entièrement nue sans avoir peur d’indisposer le médecin ? Mieux encore, ne pas avoir à refuser, le problème ne devant même pas se poser ?

D’abord le dénoncer haut et fort. Ensuite, exiger à chaque moment, à chaque rencontre avec un soignant, que vous soyez respecté(e). L’idée selon laquelle on peut être bien soigné par quelqu’un qui nous maltraite est fausse. Si un professionnel n’a pas d’égards pour votre pudeur, il n’en aura pas pour votre libre choix le jour où vous devrez prendre une décision de traitement.


Si je refuse de me mettre nue, vais-je être taxée de "pudibonderie", de "faire des chichis" ou autres remarques désobligeantes qui feraient que je pourrais me sentir contrainte d’accéder à sa demande ? Au vu de témoignages sur Internet, même s’il ne faut pas croire tout ce qu’on peut y trouver, j’ai l’impression que la gynéco ne laisse pas vraiment le choix. Ou peut-être est-ce que la femme n’ose pas s’opposer et "obéit" malgré elle à une telle "injonction" ? Croyez-moi, ce n’est pas facile de s’opposer à un médecin, pour une femme en tout cas, il faut prendre son courage à deux mains...
Certaines personnes vont même jusqu’à dire que refuser la nudité intégrale serait même "insulter" le médecin dans la mesure où ce serait lui faire penser que ses intentions sont "autres" ! Qu’en pensez-vous personnellement, en tant que médecin ?
Vous l’avez écrit, la nudité intégrale est "humiliante et inutile". Que penser d’un médecin qui vous la demande ? Fait-il partie des médecins "maltraitants", même "involontairement" ?

A mon avis, oui. Très clairement. Et sans équivoque. Imposer la nudité intégrale est une maltraitance dans tous les cas et, dans le cas d’une personne particulièrement vulnérable (une mineure, mais pas seulement), c’est une violence ; c’est donc (toujours) une faute professionnelle.

Beaucoup trop de médecins français sont encore incapables d’entendre cette vérité, pourtant bien comprise dans de nombreux pays : en Scandinavie et dans les pays anglo-saxons, en particulier.

Un professionnel qui continue à maltraiter alors même que le/la patient(e) le lui dit n’est pas juste maladroit, il est volontairement maltraitant : d’abord, ne pas nuire. Or, la seule personne qui peut dire si on nuit au patient, c’est le patient lui-même. Il est peut être hypersensible, mais ça ne disqualifie pas ce qu’il ressent. Et c’est au médecin d’être guidé par ce que ressent le patient, non l’inverse.

Martin Winckler (Dr Marc Zaffran)

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