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-Diane 35 et ses génériques : le principal risque, c’est la grossesse non désirée...
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Contraception et gynécologie
Pilule, patch et anneau vaginal | Les règles, le cycle, la fécondité | DIU ("stérilet") | Implant contraceptif | Contraception : questions/réponses | Préservatifs et contraception d’urgence | Cancer du col et vaccination anti-HPV |

Vous trouverez dans ces pages les sous-rubriques suivantes :

Les règles, le cycle, la fécondité

Pilule, patch et anneau vaginal

DIU ("stérilet")

Implant progestatif

Préservatifs et contraception d’urgence

Cancer du col et vaccination anti-HPV

Contraception : questions/réponses



Traductions en Italien : une partie des articles de cette rubrique sont disponible en italien.

Rubrique révisée le 19 janvier 2013

Le statut des informations médicales contenues sur ce site est décrit précisément dans la Charte

Si vous n’êtes pas déjà utilisateur/trice de ce site, merci de lire le texte d’avertissement.


NOTE IMPORTANTE : A noter que les informations de ce site sont conformes (en beaucoup plus détaillé) à celles qui figurent sur le site officiel de l’INPES agréé par le ministère de la santé, "Choisir sa contraception".

Les informations contenues dans les pages qui suivent sont
- conformes à l’état des connaissances scientifiques actuelles ; ("non, il n’est pas dangereux de se faire poser un DIU quand on n’a pas d’enfant")
- conformes à la législation ; ("oui, vous avez le droit d’obtenir une ligature des trompes, quel que soit le nombre d’enfants que vous avez eus") ;
- validées par des études internationales de grande envergure ("oui, on peut prendre la pilule en continu...")

MW

Texte d’avertissement important.



Partage du savoir
DIU ("Stérilets") et GEU (Grossesses extra-utérines) : mise au point
par Marc Zaffran/Martin Winckler - 31 août 2014

Le sujet suivant a récemment été longuement évoqué sur Twitter,

"Pourquoi les grossesses sur DIU (dispositif intra-utérin/stérile) sont-elles plus souvent des GEU (grossesses extrautérines) que lorsqu’elles surviennent en l’absence de DIU ?"

La réponse est clairement connue, mais elle nécessite un développement. Je me suis dit que j’allais lui consacrer un petit papier.
Le voici.

Comment se déroule le début d’une grossesse ?

Une grossesse résulte de la fécondation d’un ovocyte (cellule de la reproduction féminine) par un spermatozoïde (cellule de la reproduction masculine). Cette fécondation a le plus souvent lieu dans l’une des trompes. En effet, au moment de l’ovulation, la rupture d’un follicule sur l’ovaire entraîne une expulsion de l’ovocyte dans le pavillon de la trompe du même côté. L’ovocyte se déplace lentement dans la trompe, car il n’est pas mobile spontanément : c’est le tapis que forment les cils de la paroi qui, telles des algues sur le sol sous-marin, le déplacent en ondulant vers l’utérus.
Les spermatozoïdes, eux, sont mobiles. Après un rapport sexuel ou une insémination artificielle, ils parcourent la paroi utérine, grimpent dans les trompes, et ceux qui ont grimpé du bon côté entourent l’ovocyte et l’un d’eux traverse la paroi – c’est la fécondation. La cellule formée est un ovule, la première cellule de l’embryon. Elle continue à être véhiculée par les cils vers la cavité utérine et se multiplie en même temps. Quand elle arrive dans l’utérus, une semaine plus tard, elle s’implante dans la paroi – c’est à dire que des cellules spécialisées de l’embryon, qui deviendront le placenta, forment une zone d’échange entre la paroi utérine et l’embryon lui-même.

Qu’est-ce qu’une GEU (grossesse extra-utérine) ?

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Mise au point (énième)
La légende du DIU et des anti-inflammatoires
par Martin Winckler - 29 juillet 2014

L’interdiction d’utiliser des anti-inflammatoires quand on porte un DIU est une légende, née en France dans les années 80, probablement à la suite d’une hypothèse (parfaitement gratuite) exprimée par un grand patron, et qui de ce fait a acquis le statut d’une vérité. Cet hypothèse disait que l’action contraceptive du DIU était la conséquence d’une "micro-inflammation locale de l’utérus" induite par la présence du dispositif. On en avait tiré la conséquence (logique ???) que l’utilisation d’anti-inflammatoires (ou "AINS", en langage médical) risquait d’annuler les effets contraceptifs des DIU.

Or, c’est absolument faux.

On peut parfaitement prendre des anti-inflammatoires quand on utilise un DIU. Malheureusement, des dizaines de médecins et pharmaciens français continuent à affirmer le contraire, ce qui en dit long sur l’état de leurs connaissances en ce domaine.

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Débat éthique
La maltraitance médicale est (vécue comme) un viol
par Marc Zaffran/Martin Winckler - 25 février 2014

J’ai twitté cette phrase (sans sa parenthèse) le 25 février 2014. Elle a choqué certaines personnes qui suivent mes tweets, pour qui la comparaison est inappropriée, inconfortable ou simplement inadéquate.

J’ai complété le titre (merci YannSud/Dr Psy) pour que cessent les discussions agressives et somme toute stériles sur ma formulation. Le problème reste entier.

Je ne me place pas ici sur le plan légal – qui n’est pas de ma compétence – mais sur le plan moral, éthique (du point de vue du soignant) et émotionnel (du point de vue du patient).

Quand je parle d’éthique, malheureusement, je parle des conceptions internationales, celles de la bioéthique qu’on enseigne et tente d’appliquer dans de nombreux pays développés sauf, singulièrement en France ; ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les rares philosophes et bioéthiciens français qui tentent de sortir de concepts archaïques.

Donc, pour expliciter mon titre - et donc, ma perception de la maltraitance médicale (vécue) comme viol :

Le viol est un acte sexuel imposé à autrui contre sa volonté. La condamnation du viol repose sur le fait qu’un rapport sexuel, qui est une manière « naturelle » d’interagir avec une autre personne, n’est considéré comme « acceptable » que s’il est librement consenti à tout moment par les deux partenaires. Pour qu’une personne consente, il faut qu’elle le fasse explicitement, et non qu’elle soit réputée(par l’autre personne) avoir consenti sous prétexte qu’elle n’a rien dit. De ce fait, un adulte qui aurait un rapport sexuel, même non violent, avec un autre adulte ayant perdu conscience (une personne intoxiquée ou un patient sur une table d’opération, par exemple) est, moralement parlant, un violeur, car il n’a pas recueilli le consentement de la personne en question.

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Contraception, IVG, ligature de trompes, accouchement, respect des patientes : en 2013, en France, il y a encore beaucoup à faire pour que les femmes soient bien soignées
Marc Zaffran/Martin Winckler - 28 septembre 2013

Le 26 septembre était la journée mondiale de la contraception, et bien que d’immenses progrès aient été accomplis depuis trente ans, et encore plus depuis le début des années 2000, date à laquelle beaucoup de femmes françaises ont commencé à avoir accès à l’internet et à partager des informations.

Citons, parmi ces avancées (si j’en oublie, signalez-les moi)

- la loi de 2001 sur la contraception permettant
— 1° la remise de la contraception d’urgence aux mineures via les infirmières scolaires et la gratuité du Norlevo pour les mineures en pharmacie
— 2° l’allongement du délai d’IVG pour être en phase avec les autres pays européens environnants ;
— 3° l’accès de toute personne majeure à une contraception définitive (vasectomie, ligature de trompes, stérilisation endoscopique par méthode Essure) après 4 mois de réflexion. Lire le texte de la loi

- la publication, depuis 2004, des recommandations de la HAS sur la contraception stipulant entre autres que le DIU (dispositif intra-utérin) est une contraception de première intention, qui peut donc par conséquent être prescrite à toute femme indépendamment du fait qu’elle a ou non déjà été enceinte et mené des grossesses à terme…

- la réalisation par l’INPES du site « Choisir sa contraception » qui donne des informations très complètes

- la loi permettant aux sages-femmes de prescrire (enfin !) toutes les méthodes contraceptives ! Aujourd’hui, quand on veut se faire poser un DIU, il y a d’autres professionnelles que les gynécologues... (Cela dit, il faudrait aussi que les généralistes s’y mettent, mais on leur tape tellement dessus, en ce moment...)

- le débat, en 2011-2012 sur la nécessité de ne pas prescrire de pilules de 3e génération aux jeunes femmes prenant une contraception pour la première fois, de ne pas prescrire Diane et Jasmine comme des pilules-pour-l’acné, et de toujours proposer aux femmes de choisir leur méthode après les leur avoir TOUTES présentées.

MAIS IL Y A ENCORE BEAUCOUP A FAIRE

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Le refus de contraception est un viol !
par Martin Winckler - 17 septembre 2013

Ce texte date de 2005. En 2013, je pourrais ajouter "le refus de stérilisation" aux abus de pouvoirs des médecins. C’est un viol de liberté.


L’ histoire qui suit, que m’a racontée une patiente reçue le 26 septembre 2005, montre que le respect et la sécurité des femmes sont vraiment, parfois, le cadet des soucis de certains gynécologues.

Une femme que je reçois en consultation me demande de lui poser un DIU hormonal. Elle m’explique qu’elle avait un DIU au cuivre, mais qu’elle saignait de manière prolongée. Le gynécologue qui la suivait depuis des années le lui a retiré. Elle a demandé qu’il lui prescrive une autre contraception. Il a refusé en disant « L’abstinence pendant quelques mois, c’est pas insurmontable ». Sans lui donner de rendez-vous pour la pose d’un autre DIU. Elle a insisté, il a persisté dans son refus. Quand je lui ai demandé quel motif il avait invoqué, elle m’a dit (je reprends ses propos) : « Aucun. Il est comme ça, on ne peut jamais savoir comment il va nous parler, ça dépend de son humeur ! »

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Aidons les citoyen(ne)s qui ne veulent pas avoir d’enfant à exercer leur liberté !!!!
par Marc Zaffran/Martin Winckler - 26 mai 2013

Je republie cet article en lui associant un appel solennel :

si vous avez bénéficié d’une vasectomie, d’une ligature de trompes ou d’une stérilisation par méthode Essure au cours des dix années écoulées en France, envoyez moi le nom du médecin qui a pratiqué cette intervention, et l’adresse du centre où ça s’est fait (en m’écrivant à Martin.winckler/at/yahoo.ca).

Il est important que les personnes qui ont encore, aujourd’hui, des difficultés à obtenir un geste médical AUTORISE PAR LA LOI et qui ne regarde qu’elles, aient accès aux praticiens qui leur permettent de prendre des décisions adultes.

Si vous êtes professionnel(le) de santé, cet appel s’adresse aussi à vous, bien sûr. Si vous avez des contacts, des correspondants qui pratiquent des vasectomies et/ou des stérilisations féminines (LT ou Essure), partagez-les !

Envoyez moi les adresses, je les publierai sur cette page et faites passer le message.

Marc Zaffran/Martin WInckler


Dernière minute : une internaute qui en fait partie me signale l’existence du Mouvement Libre pour la Stérilisation Volontaire (MLSV). Vous y trouverez témoignages, contacts et indications.


"En France, a-t-on le droit, conformément à la loi, de choisir de n’avoir pas d’enfant ? Un trop grand nombre de médecins pensent (et disent) que non. "

La première version de ce texte a été postée en 2008. Cinq ans plus tard - et donc, douze ans après le vote de la loi qui les autorisent, une fois majeurs, à se faire opérer pour ne pas (ou ne plus) avoir d’enfants, en France, beaucoup (trop) de patients voient les médecins leur à imposer leurs préjugés au lieu de les accompagner dans leurs décisions. Or, les droits des patients ne sont pas des gadgets. Ce sont des droits aussi inaliénables que ceux du citoyen.

Le simple bon sens devrait rappeler à tous que si une personne est réputée apte à exercer son métier, à choisir son compagnon, sa compagne ou son lieu de résidence et à participer activement à la vie du pays en payant des impôts et en choisissant ses bulletins de vote, cette personne n’est pas moins apte à choisir quand et si elle aura un jour ou non des enfants !!!

Mais pour beaucoup de médecins, les patients cessent d’être des adultes quand ils entrent dans leur cabinet. Même lorsqu’il n’est pas malade, le désir de choisir d’un patient est, aux yeux de trop de professionnels de la médecine, absolument immature à partir du moment où ce désir n’est pas conforme à l’opinion personnelle du praticien...

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Pas de panique !!!
Je prends une pilule de 3e ou 4e génération. Dois-je l’arrêter ? Puis-je la poursuivre ?
par Martin Winckler (Dr Marc Zaffran) - 19 janvier 2013

Bonjour
Vous prenez une pilule contraceptive et vous êtes un peu inquiète. Je le comprends.

Afin que vous ne soyez pas obligée de lire toute la presse consacrée aux pilules de 3e et 4e génération pour vous faire une idée de ce qui se passe, voici un résumé de ce qu’il faut savoir et faire en pratique, pour savoir si vous en prenez une, et savoir si vous devez ou non en changer.

Comme nous y invite très justement le Planning Familial, il ne s’agit pas de diaboliser toutes les pilules et d’en faire une question de "spécialistes", malgré le bruit que provoque le débat actuel sur les pilules de 3e et 4e génération. Toutefois, la pratique plus que désinvolte d’un trop grand nombre de médecins leur a fait oublier que certaines pilules ne devraient pas être prescrites comme première contraception.

Car le risque est alors élevé de voir survenir un accident thrombo-embolique (caillot dans une veine, ou une artère ; phlébite ou accident vasculaire cérébral).

Cela dit, avant de vous précipiter chez un médecin ou chez une sage-femme libérale, souvenez-vous de ceci :

1° le risque d’accident vasculaire avec TOUTES les pilules est inférieur au risque vasculaire pendant une grossesse. Bien sûr ce n’est pas comparable (une grossesse est un risque assumé) mais rappelez-vous que le risque est faible...

2° les femmes les plus exposées sont celles :

- dont c’est la première pilule contenant des estrogènes ET qui la prennent depuis moins de 2 ans

OU

- qui ont plus de 35 ans et/ou fument

Pour le reste, voici la marche à suivre, en termes simples et intelligibles (Faites passer l’info !!!).

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Fiche pratique
La pilule : Comment la prendre ? Que faire quand on l’oublie ? (version mise à jour)
par Martin Winckler (Dr Marc Zaffran) - 18 janvier 2013

(Article relu et vérifié le 18 janvier 2013)

Note importante : ces recommandations ne sont pas de mon invention. Elles sont la synthèse des connaissances actuelles, telles que les diffusent les organismes internationaux qui, dans les pays en développement comme dans les pays développés, participent à l’information des soignants et du public sur la contraception.

Cliquez ici pour accéder au document de référence de l’OMS sur le sujet.

Ces informations sont celles que j’ai rédigées pour le site de l’INPES "Choisir sa contraception.fr"


Pour commencer, des définitions

Il existe deux types de pilules contraceptives.

Les pilules estroprogestatives ou "combinées", qui combinent, comme leur nom l’indique, deux hormones : un progestatif et un estrogène, touours le même : l’éthynil-estradiol (si ce nom figure sur la boîte, votre pilule est estro-progestative). On dispose d’une trentaine de marques en France. En général (à quelques exceptions près : Minesse, Mélodia, Varnoline Continu, qui comportent 28 comprimés) elles se prennent trois semaines par mois, avec arrêt d’une semaine entre deux plaquettes.

Les pilules progestatives, qui comme leur nom l’indique contiennent seulement un progestatif. Elles sont peu nombreuses en France (Microval, Cérazette). Elles se prennent en permanence (365 jours par an, sans interruption).


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En France, beaucoup de spécialistes devraient apprendre l’humilité
par Martin Winckler (Dr Marc Zaffran) - 3 janvier 2013

Comme l’affaire du Mediator, le débat autour des pilules de 3e génération met en évidence plusieurs problèmes majeurs du système de santé français. Petit inventaire.

Des médecins peu ouverts sur l’extérieur

La formation pharmacologique des médecins français est, au mieux, médiocre. Ceci, en raison du financement à 99% de la presse médicale par l’industrie pharmaceutique, en raison du manque de rigueur scientifique des facultés de médecine et de leurs enseignants qui ne voient pas plus loin que le bout de leurs dogmes.

En raison, aussi, de l’incapacité antédiluvienne de ces professionnels à accepter que l’information scientifique est publiée en langue anglaise et qu’il faut soit la lire dans la langue d’origine, soit aller lire les traductions sur les sites canadiens – donc, en dehors de l’hexagone.

Être un scientifique, c’est s’ouvrir au monde, or un grand nombre de médecins français ne connaissent que le petit univers égocentrique et phobique que leur ont imposé leurs profs de faculté et leurs patrons hospitaliers. De plus, ils n’acceptent pas de communiquer entre eux.

S’ils acceptaient de s’interroger et de s’ouvrir aux autres, ils ne diraient plus qu’on ne doit pas poser un DIU (stérilet) à une femme sans enfant, que les anti-inflammatoires inactivent les DIU ou que les pilules de 3e génération sont "plus sûres" que les autres. Mais beaucoup de médecins français disent encore beaucoup de conneries – et ça ne concerne pas seulement la contraception, hélas.

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Contraception : comment l’ignorance médicale et le marketing industriel mettent les femmes en danger... et comment en réchapper !
par Martin Winckler (Dr Marc Zaffran) - 31 décembre 2012

L’accident dramatique qui a touché Marion Larat
(Voir L’Express du 14 décembre 2012 et voir aussi cet article du Monde)
et dont les médias français ont beaucoup parlé ces derniers temps est un accident qui menace, depuis trente ans, des milliers de femmes en France. L’article qui suit est destiné à faire le point. Il met en question non seulement le marketing de l’industrie pharmaceutique mais aussi la compétence des médecins français.

Mais commençons par une histoire de catastrophe contraceptive qui illustrera mon propos. Elle se déroule en 1977.

Cette année-là, j’avais vingt-deux ans et j’étais étudiant hospitalier ("externe") dans un service de psychiatrie. Je m’y suis entre autres occupé d’une femme d’une trentaine d’années ; plus exactement, je l’ai écoutée parler, car je n’avais aucune responsabilité de prescription. Son histoire est la suivante :


Note : Cet article est également publié sur ma page Facebook personnelle, où les discussions sont ouvertes.

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